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Publié le par Socé NDIAYE

France Télécom signe un accord mondial sur les droits sociaux fondamentaux

PARIS (AFP) - France Télécom s'est engagé jeudi à respecter les droits sociaux fondamentaux de ses 200.000 salariés, dont 80.000 sont employés dans au moins 170 pays, dans un accord signé avec l'ensemble des syndicats de toutes ses filiales, a-t-on appris auprès du groupe et de source syndicale. France Télécom s'engage à refuser le travail forcé, le travail et l'exploitation des enfants, à lutter contre les discriminations, veiller à la santé et à la sécurité au travail, et à respecter la liberté syndicale et le dialogue social, dans un accord cadre signé avec la fédération syndicale internationale UNI (Union Network International) et l'Alliance syndicale mondiale, regroupant les syndicats de ses filiales adhérant à l'UNI (dont FO, la CGT et la CFDT ).Le groupe de télécommunication s'engage à mettre en oeuvre la mobilité internationale sur la base du volontariat, l'accès à la formation, le droit aux congés payés, l'aménagement du temps de travail, le principe d'une juste rémunération et l'égalité de rémunération homme femme à travail égal. Il prévoit aussi d'anticiper et d'accompagner les restructurations lorsqu'elles sont envisagées, "afin d'en minimiser autant que faire se peut les éventuelles conséquences sur l'emploi".

"Ce sont des principes, des valeurs en commun sur l'ensemble du groupe. C'est le socle minimum sur lequel toutes les entreprises du groupe se reconnaissent. Ensuite, certaines vont aller au-delà", a expliqué à l'AFP Laurent Zylberberg, directeur des relations sociales internationales de France Télécom. L'accord s'appliquera dans toutes les sociétés dont France Telecom a le contrôle, soit dans 170 à 200 pays, a-t-il précisé. Le groupe informera tous ses sous-traitants et fournisseurs de cet accord, a ajouté M. Zylberberg.

"Ca ne change pas beaucoup de choses pour les salariés français, mais pour les syndicats des pays en voie de développement où France Télécom intervient, c'est utile", a souligné Neil Anderson, de l'UNI. Selon Gabou Gueye, président de l'Alliance syndicale mondiale France Télécom, l'accord doit "mettre l'ensemble des salariés du groupe sur le même niveau des acquis sociaux. Pour les rémunérations, cela dépendra des négociations locales et des résultats", a-t-il ajouté. L'accord "permettra d'aller vers de meilleures pratiques en matière sociale pour l'ensemble des filiales, ce qui n'était pas le cas aujourd'hui", a souligné Hervé Morland (CFDT), et "il reconnait les droits syndicaux dans tous les pays", a ajouté Colette Duynslaeger (CGT).

"Ce sont surtout des principes, des rappels de règles déjà existantes, qui devraient déjà s'appliquer", a ajouté Jacky Arches (FO). Pour Sud-PTT (PTT.BK - actualité) , qui n'est pas membre de l'UNI, la priorité est la mise en place d'un Comité de groupe Monde, réunissant l'ensemble des représentants de salariés de France Télécom, à l'instar du comité de groupe européen déjà existant.

Discovery: inspection finale du bouclier thermique avant le retour sur Terre

CAP CANAVERAL (AFP) - L'équipage de Discovery a effectué mercredi une dernière inspection visuelle du bouclier thermique de la navette avant un retour prévu vendredi, alors que les prévisions météorologiques rendent un atterrissage en Floride très incertain."Nous pensons que l'orbiteur est en très bon état pour un retour dans l'atmosphère", a indiqué Phil Engelauf, un responsable de la mission lors d'une conférence de presse. Il a noté que les images n'avaient apparemment rien révélé d'anormal mais elles doivent être analysés dans la nuit et les résultats seront connus jeudi matin.

Les astronautes ont terminé ces inspections en moins de cinq heures. La Nasa continuait aussi à croiser les doigts pour que la météo soit au rendez-vous vendredi en Floride (sud-est).

"Nous préférons toujours atterrir au Centre Spatial Kennedy", a insisté Phil Engelauf, citant le coût que représente le transport de la navette sur un Boeing 747-modifié (1,7 million de dollars) et le temps perdu."Nous essaierons d'abord à Kennedy (...) et si la météo est un problème et qu'elle est plus favorable à l'un ou l'autre des deux autres sites, nous ferons atterrir la navette sur l'un d'eux", a-t-il ajouté.Les dernières prévisions indiquent des risques de pluie et de plafond nuageux trop bas en Floride, tandis que sur la base aérienne d'Edwards (Californie, ouest), deuxième choix pour un atterrissage, des vents latéraux très forts sont attendus. Seule la base militaire de White Sands, au Nouveau-Mexique (sud-ouest), présente actuellement les meilleurs conditions, a ajouté Phil Angelauf mais la météo peut changer dans les 48 heures. Le site d'atterrissage est décidé 90 minutes avant, avec la décision de décrochage de l'orbite. Pour vendredi, il y a potentiellement sept possibilités d'atterrissage, deux au Centre Kennedy, trois sur la base d'Edwards et deux à White Sands.

 Le premier créneau horaire d'atterrissage est en Floride à 20H56 GMT. Si Discovery ne pouvait se poser vendredi, elle aurait les mêmes possibilités samedi. Mais un atterrissage ce jour-là sera impératif car la navette aura alors quasiment épuisé les piles à hydrogène qui fournissent son électricité. Depuis le début du programme en 1981, la navette a dû se poser une seule fois à White Sands (Columbia en 1982) où la Nasa n'a pas d'infrastructure. L'équipage de Discovery avait commencé mercredi peu avant 17H00 GMT à inspecter les protections thermiques en carbone renforcé de la navette pour détecter d'éventuelles fissures qui pourraient avoir été provoquées par l'impact de micrométéorites ou d'autres objets flottants dans l'espace. Ces parties de la navette subissent la température la plus élevée, de l'ordre de 1.500 degrés Celsius, lorsque l'orbiteur entre dans les couches denses de l'atmosphère à plus de 20 fois la vitesse du son. La destruction de Columbia en 2003 avait été provoquée par un morceau de mousse isolante qui avait percé son aile peu après le décollage et causé sa désintégration lors de son retour dans l'atmosphère. Discovery, avec à son bord sept membres d'équipage, s'est décrochée de la Station spatiale internationale mardi peu après 21H00 GMT après huit jours de travaux de construction de l'ISS. Pendant l'inspection, la navette était restée à une distance suffisante de la Station pour pouvoir revenir s'y amarrer en cas de dommage important.

Source: yahoo.fr

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