Forum sur les TIC à Ocho Rios, Jamaïque
Genève, le 28 septembre 2006 — L'Union internationale des télécommunications et l'Organisation des télécommunications du Commonwealth (OTC) ont organisé du 26 au 28 septembre un Forum de trois jours sur le thème "Utiliser les TIC pour une gestion efficace des situations de catastrophe". Les participants à cette rencontre, qui a eu lieu à Ocho Rios, Jamaïque, ont adopté des lignes directrices pour une meilleure coordination de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) les plus récentes visant à améliorer l'état de préparation aux situations de catastrophe et à mieux en atténuer les effets. Ces grandes lignes sont les suivantes: - Formulation de politiques adaptées. - Mise en oeuvre de technologies adaptées. - Ratification et mise en oeuvre de la Convention de Tampere pour la libre circulation des équipements techniques en cas de catastrophe. - Renforcement des capacités des utilisateurs de services et d'applications TIC. - Création de plates-formes nationales afin d'aider les pays à être prêts à utiliser les TIC lorsqu'une catastrophe les frappe. - Elaboration de stratégies régionales communes sur l'intégration des TIC à toutes les étapes de l'atténuation des effets des catastrophes: alerte rapide, état de préparation, intervention et secours. Prenant la parole à la séance inaugurale du Forum, M. Philip Paulwell, Ministre de l'industrie, des technologies, de l'énergie et du commerce de la Jamaïque, a rappelé que les pays des Caraïbes sont parmi les plus vulnérables du monde aux événements cycloniques tropicaux. "Après les ouragans Ivan en 2004 et Emily en 2005, il est apparu clairement que l'absence de moyens de communication était l'une des grandes faiblesses du système régional de gestion des catastrophes. Il a été constaté que les communications au sein des différents organismes et l'information du public devaient être améliorées". En outre, a-t-il ajouté, "Nous devons aller de l'avant en mettant au point une méthode efficace pour la conception de systèmes d'alerte rapide utilisant les TIC et divers moyens de diffusion par les médias. Nous devons aussi créer un site web accessible au public contenant des informations sur la surveillance en temps réel des catastrophes et mettre en oeuvre une base de données régionale des résultats et conclusions des études réalisées sur certaines catastrophes, pour appuyer l'engagement des décideurs dans le projet". Ce Forum, d'une durée de trois jours, a été surtout axé sur l'amélioration des systèmes d'alerte rapide et de l'état de préparation aux situations de catastrophe dans la région des Caraïbes. Il a permis d'élaborer des moyens pratiques visant à renforcer les stratégies et initiatives nationales de gestion des situations de catastrophe, de nouer des relations solides entre les partenaires nationaux et régionaux pour une bonne gestion des situations de catastrophe et l'atténuation de leurs effets, d'évaluer les répercussions des récentes catastrophes et de débattre du rôle des TIC dans la prévention des risques liés aux catastrophes, l'état de préparation et les opérations de secours et de reconstruction. Encore sous le choc de la saison des ouragans de 2005, qui fut la plus active et la plus destructrice de l'histoire, des experts de la région des Caraïbes ont décidé d'employer les grands moyens et de parer à l'éventualité de futures catastrophes. En 2005, les rivages vulnérables des Caraïbes ont été frappés par un nombre record de 27 tempêtes et de 13 ouragans, dont l'ouragan Wilma, le plus violent de l'histoire connue, et Katrina, le plus destructeur, qui a causé, d'après les estimations, pour 50 milliards USD de dégâts aux assurances. L'accès à l'information revêt une importance primordiale dans les premières heures qui suivent une catastrophe, car il permet aux organismes de secours de coordonner les opérations de recherche et de sauvetage, les interventions médicales et les opérations de remise en état. Il faut alors établir d'urgence des liaisons de communication efficaces et fiables entre la zone touchée, les centres nationaux d'intervention en cas de catastrophe et la communauté internationale dans son ensemble. Cette rapidité est particulièrement importante pour les pays dont l'économie est fragile ou qui ont des besoins particuliers, comme les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement. Les pauvres, qui sont les plus vulnérables face aux catastrophes naturelles, sont aussi les plus durement touchés. Ils sont les premiers à se trouver encore davantage marginalisés du fait du net ralentissement du développement et de la croissance économique dans leur ensemble après une catastrophe. Le Plan d'action de Doha adopté par la Conférence mondiale de développement des télécommunications organisée par l'UIT en 2006 a attiré l'attention sur les télécommunications d'urgence dans les pays les moins avancés (PMA) et dans les petits Etats insulaires en développement. Ainsi que l'a déclaré Cosmas Zavazava, Chef de l'Unité pour les pays les moins avancés, les petits Etats insulaires en développement et les télécommunications d'urgence, "Plusieurs initiatives sont déjà en cours. L'un des principaux points est, en matière de télécommunications d'urgence, de mettre l'accent sur l'état de préparation plutôt que sur les interventions postcatastrophe et les secours". La région des Caraïbes est la première à organiser une réunion de haut niveau pour tenter de trouver des solutions, et d'autres régions vont suivre son exemple. Cette initiative fait suite à la mise en service de terminaux à satellite au Suriname, pays frappé par des inondations catastrophiques. Auparavant, d'autres terminaux avaient été mis en service dans plusieurs pays d'Asie après le tsunami et au Pakistan, après le séisme dévastateur de cette année. M. J.-Paul Morgan, Président de l'OTC, a salué la coopération entre l'UIT, l'OTC et l'Office of Utilities Regulation (Bureau de la réglementation des services publics) de la Jamaïque, organisateurs de ce Forum qui a permis les échanges d'idées et a facilité l'élaboration de lignes directrices régionales visant à améliorer l'utilisation des TIC dans la gestion des situations de catastrophe. "Les TIC, qui permettent de collecter et de diffuser en temps utile des informations précises sur des phénomènes naturels, sont indispensables pour le sauvetage de vies et de biens", a-t-il dit. "Rappelons-nous tous que ces phénomènes ne revêtent une dimension catastrophique que si nous ne sommes pas préparés à en atténuer les conséquences. J'attends avec impatience la réunion de suivi qui nous permettra de constater les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des mesures décidées par ce premier Forum. D'ailleurs, j'en suis convaincu, grâce aux informations et aux meilleures pratiques compilées dans le cadre du Forum tenu en Asie, ainsi qu'à celles qui seront compilées par les futurs Forums dans les régions Pacifique et Afrique, la Conférence de 2007 jouera un rôle encore plus déterminant dans la mise en place de la planification régionale." De hauts responsables des pouvoirs publics et d'organismes de réglementation des télécommunications, des représentants du secteur privé, de groupes de donateurs et d'organes régionaux de coordination, ainsi que d'organisations intergouvernementales de la région des Caraïbes et d'organismes de gestion des situations de catastrophe dans la région, tels que l'Union des télécommunications des Caraïbes (CTU), la Caribbean Disaster Emergency Response Agency (CDERA), la Caribbean Association of National Telecommunication (CANTO) et l'Office of Disaster Preparedness and Emergency Management of Jamaica (OPDEM), ont assisté à ce Forum. Pour obtenir de plus amples informations, veuillez vous mettre en rapport avec:
| Sanjay Acharya Chef, Relations avec les médias et Information publique UIT Tél.: +41 22 730 6135 Contact Courriel | Cosmas Zavazava Chef, Unité pour les pays les moins avancés, les Petits Etats insulaires en développement et les télécommunications d'urgence UIT Tél.: + 41 22 730 5447 Contact Courriel |