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Politique sectorielle

Source: ministére TIC Sénégal

L’Etat du Sénégal vient de publier sa lettre de politique sectorielle (janvier 2005)

L’objectif de la LPS est de présenter les orientations générales à l’horizon 2008 ainsi que la stratégie du Gouvernement de la République du Sénégal dans le secteur des Télécommunications.
La LPS 2004- 2008 intervient 6 ans après l’ouverture du capital de la Sonatel et après la libéralisation du service mobile en 1998. Ces deux événements ont permis d’enregistrer des résultats considérables qui sont entre autres :

- une forte progression du parc des abonnés du service de téléphone mobile,
- le raccordement d’environ 1000 villages sur 14 200 que compte le pays au réseau de téléphone fixe,
- une amélioration significative de la qualité de service,
- une contribution à hauteur de 6% du secteur des télécommunications à la formation du PIB en 2003
- des investissements de plus de 100 milliards sur les réseaux fixe et mobiles entre 2000 et 2003
- la création de 22 000 emplois indirects à travers les télécentres, les cybers et les distributeurs de cartes téléphoniques.

Malgré ces acquis, le secteur des télécommunications souffre jusqu’à présent de certaines lacunes, qui sont en particulier :

- un monopole faiblement régulé,
- une concurrence faible sur le mobile,
- une insuffisance des investissements pour le financement du service universel,
- une attente qui n’est toujours pas comblée en terme de création d’emplois dans le domaine des TICs,
- un taux de pénétration toujours insuffisant pour tous les segments (Fixe, Mobile, Internet)
- une absence de régulation effective pour définir les règles du jeu entre opérateurs et fournisseurs de services.

Cependant, dans ce contexte de mondialisation et des multiples défis posés par la Société de l’Information, le Gouvernement du Sénégal est convaincu que, pour faire du pays une vitrine des télécommunications dans l’espace CEDEAO, il faut installer en priorité, une concurrence durable et également déployer rapidement les meilleures technologies pour l’accès des populations urbaines et rurales au service universel.
Pour ce faire, un fonds de développement du service universel sera mis en place pour appuyer les investissements en milieu rural.

Le gouvernement veut donc positionner le Sénégal comme une destination privilégiée pour les investissements dans les TICs et renforcer le système productif et la génération d’emplois.
Les priorités majeures d’ici 2008 sont entre autres :

- de tripler le parc téléphonique qui va passer de 1 million en 2003 à plus de 3 millions abonnés en 2008
- accroître la contribution du secteur dans le PIB,
- d’améliorer sensiblement le taux de desserte rurale en raccordant 9 500 villages à l’horizon 2008. Les réseaux des télécommunications fixe ou mobile devront couvrir la totalité des villages centres à l’échéance 2010,
- de démocratiser l’Internet et le considérer comme partie intégrante du service universel (téléphone + Internet).
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a renforcé le dispositif institutionnel par la création du Ministère en charge des Télécommunications.

Ce ministère devra assurer la réglementation dans le secteur des télécommunications et faire adopter les réformes appropriées.

 L’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) quant à elle, va jouer d’une part, le rôle d’arbitre et de régulateur et d’autre part créer les conditions d’une concurrence dynamique, saine et loyale entre les opérateurs.

 L’ouverture des marchés de télécommunications à la concurrence implique la fin des droits exclusifs de la Sonatel. Ainsi l’Etat sera l’ultime garant des nouvelles règles régissant le secteur. Et les textes d’applications du nouveau code des télécommunications seront adoptés et l’ART procédera à la mise à niveau de l’ensemble des questions relatives à l’interconnexion.

Dans le cadre d’une libéralisation plus accrue du secteur, l’Etat prévoit dans un premier temps le choix d’un opérateur qui disposera d’une licence globale lui permettant d’opérer sur tous les segments du marché des télécommunications.

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